Les aliments vendus le long des routes : une source de maladies
Les aliments vendus le long des routes : une source de maladies
La plupart des produits alimentaires vendus le long des artères de la ville province de Kinshasa sont à l’origine de plusieurs maladies. On n’a qu’à faire un tour circulaire pour constater les conditions anti-hygiéniques dans lesquelles sont exposés ces derniers. Certains produits sont non seulement étalés à même le sol mais aussi sont vendus sans être couverts. Plus grave encore, ces denrées alimentaires sont exposées dans des endroits où passent les véhicules qui dégagent ou qui émettent des gaz toxiques préjudiciables à la santé humaine. Alors, on se pose la question de savoir si ces fameux gaz à effet de serre dont on parle tant parviennent à perturber les conditions climatiques.
A plus forte raison, les aliments que nous consommons. C’est pour montrer le danger que présentent ces produits alimentaires. C’est le cas des avenues Bokassa, Kabambare, Université, Flambeau, Kasaï, Route des Poids lourds t.. Il y a lieu de signaler aussi le boulevard Lumumba le long duquel certains citoyens congolais s’adonnent aux activités maraîchères. Est-ce par ignorance ou par recherche de la survie qu’ils font cela ? Car, la fumée qu’émettent tous ces véhicules qui empruntent cette voie constitue un danger permanent pour les consommateurs qui sont aussi dans l’ignorance sinon ils ne les consommeraient pas.
Et lorsqu’à certains maraîchers on pose question de savoir le danger que présentent leurs produits, ils répondent qu’il n’y a pas de danger, c’est leur moyen de survie. Et, pince-sans-rire, ils ajoutent cette fameuse phrase en lingala « mutu mwindu akufaka na microbe te »(traduisez l’homme noir ne meurt pas de microbes). D’autres, par contre, sont conscients de la situation mais ils n’en peuvent rien, l’essentiel pour eux c’est le moyen de survie qui importe.
S’agissant des consommateurs, certains ne sont que peu préoccupés qu’avoir la nourriture quant à la qualité ce n’est pas son problème. D’autres, par contre, se trouvent devant un dilemme. Ils veulent bien consommer les aliments protégés mais malheureusement ils habitent le coin où les aliments vendus ne sont pas couverts. Bien malgré eux, ils n’ont pas de choix et sont contraints d’en consommer ainsi.
Cette situation doit au moins interpeller les autorités de la République démocratique du Congo en général et en particulier celles de la province de Kinshasa. C’est à elles qu’incombent le devoir de préserver la vie de la population. Quant à la population, il est important de savoir que la santé n’a pas de prix. Le premier protecteur de sa vie c’est soi-même.
Alain Ejiba/Stagiairehttp://www.groupelavenir.cd/spip.php?article30540
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